Notre histoire

 

POLLET DE LA COMBE-POCATIÈRE, FRANÇOIS, arrivé au Canada dans l’état-major du régiment de Carignan-Salières, à l’été de 1665, comme capitaine réformé et maréchal des logis, originaire du bourg de Chélieu, dans le diocèse de Grenoble, fils de François Pollet de La Combe, qui se disait sieur de La Pocatière, et de Catherine Rossin, décédé en 1672.

Au licenciement des troupes, en 1668, Pollet de La Combe-Pocatière resta dans la colonie. À Québec, le 29 novembre 1669, il épousa Marie-Anne Juchereau, née à Québec le 14 août 1653, fille de Nicolas Juchereau de Saint-Denis et de Marie-Thérèse Giffard. Le 18 septembre 1670, par acte passé devant Gilles Rageot, notaire à Québec, Nicolas Juchereau de Saint-Denis, conseiller au Conseil souverain de la Nouvelle-France, cédait à son gendre « une demie-lieue de terre de front sur deux lieues de profondeur dans les terres, faisant partie du fief et terre de Kamisitsit, nommé ainsi par les Amérindiens, et par les Français la Grande-Anse ».

François Pollet de La Combe-Pocatière était capitaine en pied depuis 1669 lorsqu’il mourut, le 20 mars 1672, quatre jours avant la naissance de sa seconde fille. Le 29 octobre suivant, sa veuve recevait de l’intendant Jean Talon le titre de la seigneurie de La Pocatière, « une lieue et demie le long du fleuve, par autant de profondeur, » qu’elle mit en valeur selon ses moyens, lentement. Le titre de concession comportait que Marie-Anne Juchereau tiendrait feu et lieu sur sa propriété, et qu’elle obligerait par contrat ses tenanciers à s’établir dans l’année de la concession de leurs terres. En ajoutant son prénom d’Anne à celui du fief et en supprimant le premier patronyme de son mari, la veuve donna à sa seigneurie le nom de Sainte-Anne de La Pocatière.

De son union à François Pollet de La Combe-Pocatière, Marie-Anne Juchereau eut deux filles : l’aînée, Marie-Louise, née en 1670, qui s’unit en 1706 à Augustin Rouer* de Villeray et de La Cardonnière ; Marie-Thérèse, née à Beauport le 24 mars 1672 et baptisée à Québec le 27, qui épousa à Québec, le 8 octobre 1693, Pierre Le Moyne* d’Iberville.

Marie-Anne Juchereau se remaria à Québec, le 23 février 1683, avec François–Madeleine-Fortuné Ruette* d’Auteuil, seigneur de Monceaux, procureur général du Conseil souverain.

(Gérard Malchelosse, tiré du Dictionnaire biographique du Canada en ligne)

La municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pocatière voit le jour en 1845 suite à l’acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada. Le 1er janvier 1960, le village de Sainte-Anne se détache de la corporation municipale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Au cours des siècles, Sainte-Anne-de-la-Pocatière a beaucoup changé mais demeure une municipalité rurale où la recherche et développement dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’agroforesterie et de l’agroenvironnement, ainsi que l’agriculture dominent.

 

Patrimoine naturel et bâti

Le territoire rural de la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pocatière possède une bonne diversité de paysages allant de la plaine littorale du Saint-Laurent, passant par une série de terrasses, pour rejoindre le plateau de Saint-Onésime. Les visiteurs restent frappés par les collines arrondies de hauteurs variables qui parsèment les basses terres du Kamouraska, entre Sainte-Anne-de-la-Pocatière et Saint-André. Elles sont nommées les buttons rocheux, les monadnocks ou caburons. Vous apercevrez entres-autres la Montagne ronde, la Montagne pointue, la Montagne Thiboutot et la montagne du Cap Martin.

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Découvrez quelques belles maisons québécoises plus que centenaires avec leurs dépendances. Visitez des éléments du patrimoine religieux tels le site de la première chapelle et son cimetière, de même les croix de chemin. Apprenez-en sur les noms des familles dites « de souche ».

 

La première chapelle

Une chapelle de colombage a été érigée en 1715, puis une église en pierre est construite en 1735. Incendiée en 1766, elle est reconstruite sur les mêmes murs.  Elle servira au culte jusqu’en 1800, année où on érige un nouveau temple religieux plus à l’est, près du site actuel de la cathédrale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. La Société Saint-Jean-Baptiste a fait construire une petite chapelle commémorative en 1952 avec des pierres de l’ancienne église. Elle est située sur la Route 132 ouest.

 

Crédit photo: Liette Desjardins

Le cimetière

Autour de la petite chapelle repose dans un cimetière 1 512 personnes qui furent inhumées du 8 février 1715 au 5 octobre 1799.  Dans les faits, ce nombre est plus élevé, les registres paroissiaux de 1755 à 1759 étant disparus, on peut évaluer que près de 1 550 Pocatois reposent dans ce champ des morts.

 

Les noms des familles dites de « souche »

Il y a 219 noms de familles que vous retrouverez sur un panneau situé sur le site de la première chapelle, ainsi que le nombre de représentants pour chacune d’elles (réalisé par la Société Historique de la Côte-du-Sud).

 

 

Croix votive dotée de tous ses attributs et très bien entretenue, située dans le 3e Rang Est.

 

La première Ferme expérimentale fédérale

La municipalité a bénéficié pendant plusieurs années de la présence de la première Ferme expérimentale fédérale. Plusieurs bâtiments témoignent de cette époque.